Publicité

Vous avez dit civilisation ?

Samedi 10 février 2007
Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

François Villon


Par Kochab
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 10 février 2007
Pour la première fois, Russo le directeur d'Hollywood, parle à n'en plus finir en détail des aveux abasourdissants de Nick Rockefeller, avec sa prédiction du 911 et du canular de la guerre contre le terrorisme, la création par Rockefeller de la libération des femmes, et l'ultime plan de l'élite pour la diminution de la population mondiale et pour une société pucée.

Prison Planet ,Paul Joseph Watson, le 29 janvier 2007

Aaron Russo, le directeur et fabricant de films documentaires d'Hollywood a parlé en détail des reconnaissances renversantes de Nick Rockefeller, qui lui a personnellement dit que le but final de l'élite était de créer une population pucée et que la guerre contre le terrorisme était un canular, Rockefeller ayant prévu un " événement " qui déclencherait les invasions de l'Irak et de l'Afghanistan onze mois avant le 911.

Rockefeller a aussi dit à Russo que la fondation de sa famille avait créé et financé le mouvement de libération des femmes afin de détruire la famille et que la réduction de la population était un objectif fondamental de l'élite mondiale.

Russo est peut-être plus connu pour la réalisation de Trading Places, mettant en scène Eddie Murphy, mais il était plus récemment sous les projecteurs pour son exposé de la course criminelle au profit du système de la réserve fédérale, le documentaire America From Freedom to Fascism .

Suivant encore actuellement un traitement de sa lutte contre le cancer, Russo a trouvé le temps d'une entrevue assise avec l'animateur radio et camarade fabricant de films Alex Jones, sur lequel il a laissé tomber la bombe de ce que Rockefeller lui avait dit au sujet de la direction du monde conduite par l'élite mondiale.

Après que sa populaire vidéo Fou comme l'Enfer ait été diffusée et qu'il ait commencé sa campagne pour devenir gouverneur du Nevada, Russo a été remarqué par Rockefeller et présenté à lui par une avocate. Voyant la passion et la capacité de Russo de influer sur le changement, Rockefeller s'est attelé à la subtile mission de le recruter dans l'élite.

Lors d'une conversation, Rockefeller a demandé à Russo s'il s'intéresserait à rejoindre le Conseil sur les Relations Étrangères (CFR), mais Russo a rejeté l'invitation en disant qu'il n'avait aucun intérêt dans " l'asservissement du peuple ", sur quoi Rockefeller lui a froidement demandé pourquoi il s'inquiétait des " serfs. "

" Je disais quelle est la raison de tout ceci, " déclare Russo, " vous avoir tout l'argent du monde dont vous avez besoin, vous avez tout le pouvoir dont vous avez besoin, quelle est la raison, quel est le but final ? " Sur quoi Rockefeller a répondu (paraphrasant), " L'objectif final est d'arriver à ce que tout le monde soit pucé, pour contrôler la société entière, afin d'avoir les banquiers et les gens de l'élite contrôlant le monde. "

Rockefeller a même assuré à Russo que s'il se joignait à l'élite sa puce serait spécialement marquée afin d'éviter les inspections excessives des autorités.

Russo déclare que Rockefeller lui a dit, " Onze mois avant que le 911 se produise qu'il y aurait là un événement et grâce à cet événement nous allons envahir l'Afghanistan pour faire courir des pipelines à travers la mer Caspienne, nous allons envahir l'Irak pour prendre la direction des gisements pétroliers et pour établir une base au Moyen-Orient, et nous courrons après Chavez au Venezuela. "

Rockefeller a aussi dit à Russo qu'il verra des soldats regarder dans les cavernes en Afghanistan et au Pakistan pour Oussama Ben Laden et qu'il y aura " une guerre sans fin contre le terrorisme là où il n'y a aucun ennemi réel, la chose entière étant un canular géant, " de sorte que " le gouvernement puisse prendre le pouvoir des étasuniens, " selon Russo, qui a dit que Rockefeller était cynique, riant et plaisantant pendant qu'il faisait des prévisions abasourdissantes.

Lors d'une conversation ultérieure, Rockefeller a demandé à Russo ce qu'il pensait à propos de la libération des femmes. La réponse de Russo, qu'il pensait que c'était le droit de travailler et de recevoir un salaire égal à celui des hommes, exactement comme elles avaient obtenu le droit de vote, a fait rétorquer à Rockefeller en riant, " Vous êtes un idiot ! Laissez-moi vous dire ce qu'il en était à ce sujet, nous les Rockefeller l'avons financé, nous avons financé la libération des femmes, nous sommes ceux qui avons obtenu tous les journaux et les télévisions -- la fondation Rockefeller. "

Rockefeller a dit Russo les deux raisons originelles pour lesquelles l'élite finançait la libération des femmes, l'une parce qu'avant la libération des femmes les banquiers ne pouvaient pas imposer la moitié de la population, et la deuxième parce cela leur a permis de recevoir des enfants plus jeunes à l'école, permettant leur endoctrinement dans l'acceptation de l'État comme première famille, démolissant le modèle traditionnel de la famille.

Cette révélation s'accorde aux confessions antérieures de la pionnière féministe Gloria Steinem (photo ci-dessus), selon lesquelles la CIA finançait Mme. Magazine en tant qu'élément du même programme de démolition des modèles familiaux traditionnels.

Rockefeller était souvent passionné à souligner son idée que " le peuple devait être gouverné " par une élite et que l'un des outils d'un tel pouvoir était la réduction de la population, l'actuelle ayant " trop de gens dans le monde, " le chiffre de la population mondiale devant être réduits au moins de moitié.

Une question qui s'est développée en spirales hors du contrôle de l'élite, selon les conversations de Rockefeller avec Russo, est le conflit israélo-palestinien, avec la pensée sérieuse d'une étape tournant autour de l'idée bizarre de donner à chaque citoyen israélien un million de dollars et de les réimplanter tous dans l'État de l'Arizona.


Original : Prison Planet, le 29 janvier 2007
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
Mardi 30 Janvier 2007 - 00:00
Paul Joseph Watson

source :alterinfo
Par Kochab
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 1 mars 2007

Position du Syndicat National des Paysans du Bénin (Synpa)

Par souveraineté alimentaire, nous entendons  " le droit des peuples à définir leurs propres politiques et stratégies durables de production, de distribution et de consommation d’aliments " 1

Ces politiques doivent garantir le droit à l’alimentation à toute la population, sur la base de la petite et moyenne production, en respectant leurs propres cultures et la diversité des modèles paysans d’agriculture au sens strict, de pêche, d’élevage, de chasse et d’autres productions agricoles, de commercialisation, et de gestion des espaces ruraux, dans lesquels les femmes jouent un rôle fondamental. Mais à ce jour, la question de la faim demeure encore un problème toujours d’actualité et loin d’être résorbé, malgré les engagements des gouvernants et des instances internationales, malgré aussi les progrès de la science et l’augmentation considérable de la production. La réflexion autour de la faim, la façon d’aborder et d’analyser la question ainsi que les réponses apportées ont beaucoup évolué. Il n’est plus question aujourd’hui de nourrir ceux qui souffrent de la faim. L’assistance à travers l’Aide Alimentaire, a fait la preuve de son inefficacité à résoudre  durablement le problème, quand elle n’a pas eu un impact négatif sur l’agriculture locale (concurrence déloyale) ainsi que sur la façon de se nourrir (modification des habitudes alimentaires).

Pour la Synergie Paysanne, la réponse au problème de la faim, passe nécessairement par le développement qui est en effet, le moyen de permettre aux individus, et aux populations de se donner les possibilités d’assurer par eux – mêmes, leur propre autonomie alimentaire, en produisant en quantité suffisante, une nourriture adéquate et équilibrée qui corresponde à ses goûts et à ceux de son entourage .

C’est dire que si aujourd’hui, on voit apparaître des notions comme droit à l’alimentation, sécurité alimentaire, et souveraineté alimentaire , ce sont là des explications de cette idée de la faim. Un droit humain fondamental qui a des liens multiples comme :
- L’accès aux ressources naturelles (l’eau, la terre, les ressources génétiques,…)
- Les mécanismes internationaux ……

Les moyens technologiques et financiers de résoudre la question de la faim existent, mais, la volonté politique est – elle au rendez-vous ?

L’agriculture, l’élevage et la pêche nourrissent les hommes et fondent les traditions sociales et culturelles. Elles sont la clé du développement économique de notre pays, et façonnent le territoire. Mais aujourd’hui, ces activités vitales sont de plus en plus dominées par une logique purement commerciale, qui ne permet pas de répondre aux besoins essentiels de la population, notamment des plus pauvres. En effet, vers la fin des années 90, le Bénin, à l’instar des autres états du monde, s’est engagé solennellement à tout entreprendre pour réduire de moitié la faim et la pauvreté d’ici à 2015 d’abord, dans la Déclaration du Sommet Mondial de l’Alimentation en 1996 à la FAO puis dans la Déclaration du millénaire en 2000 aux Nations Unies. Au plan interne, sous l’impulsion de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, il y a eu l’adoption du  document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) et la Déclaration de Politique de Développement Rural (DPDR) qui n’ont apporté qu’une augmentation de la pollution environnementale par les fumées et gaz des milliers de véhicules 4 x 4 des projets conçus pour la sécurité alimentaire. Le choix de privilégiés, la voie du libéralisme total a contredit ces nobles objectifs. Les intérêts des plus pauvres sont niés, les inégalités se creusent au sein des communautés, les ressources naturelles sont contrôlées de plus en plus par une minorité à la recherche du maximum de bénéfice à court terme, éloignant de plus en plus la gestion de ces ressources des conditions d’un développement durable.

La Synergie Paysanne s’insurge contre ces manières de gérer le Bénin, et déclare qu’il est encore temps de réviser ces politiques, en replaçant le respect des droits humains et, notamment le droit à l’alimentation au cœur des politiques économiques. C’est pourquoi dans son document cadre " Manifeste du Syndicat des Paysans du Bénin " elle a exigé du gouvernement et de toutes les institutions de la République,

- Le vote de la loi sur le foncier rural qui sécurisera tout investissement dans l’agriculture.
- La mécanisation rapide de l’agriculture pour réduire la pénibilité du travail de la terre.
- Un financement adapté à l’agriculture.
- La mise en place d’un mécanisme de régulation des prix des produits agricoles.
- La non signature en leur état actuel des Accords de Partenariat Economique (APE).
- La non introduction des OGM dans notre agriculture, car la lutte contre la faim et la pauvreté, passe par l’appui à un développement agricole qui prend en compte les besoins et les droits des petits producteurs.

Pour la Synergie Paysanne, la jouissance par nos communautés de ces différents droits répond au libre choix des paysans des techniques de production ainsi que le libre accès aux ressources génétiques nationales, régionales et internationales.

Mais, depuis les premières commercialisations en 1994 des OGM, ce droit est mis à rudes épreuves : les brevets qui risquent d’avoir des conséquences graves pour les paysans et populations du Bénin qui, à 70% est rural, dépend de la production agricole. Les variétés de plantes cultivées sont le résultat d’un processus de sélection basée sur la production et l’utilisation de semences de ferme essentielles pour la préservation de la diversité génétique agricole et la souveraineté alimentaire.

Le 06 mars 2002, en Conseil des Ministres, le Bénin est placé par décret sous un moratoire de cinq (05) ans. Durant cette période, l’importation, la commercialisation et l’utilisation de produits OGM ou dérivés sont interdits. Cinq (05) ministères ont été instruits pour prendre des responsabilités dans la mise en œuvre du moratoire. Mis à part la ratification du protocole de Carthagène, plus rien n’est fait, sauf la mise en place d’un comité national de biosécurité mort-né.

L’incompréhensible pour le commun des béninois, c’est le comportement de l’Institut National des Recherches Agronomiques du Bénin (INRAB) et du Centre Béninois de Recherche Scientifique et Technique (CBRST) qui ont pourtant été à l’origine du moratoire. Ils sont restés tout le temps muets comme leurs collègues de la santé, de l’enseignement supérieur et de l’environnement.

Les tables rondes télévisées et radio – diffusées, et les enquêtes sont restées lettres mortes. Les étiquetages de produits pour renseigner les consommateurs en produits OGM qu’en a – t –on fait ? Ou alors, s’est-il agi d’un ‘’ opéra bouffe’’ dans cette affaire comme le font habituellement nos cadres et décideurs au Bénin et en Afrique? Nous avons vu dans cette Afrique des ténèbres, des chefs d’Etats francophones prononcer des discours en anglais à cause des OGM. Les dollars seraient – ils entre temps passés au Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) ?, au Ministère de l’Environnement de l’Habitat et de l’Urbanisme (MEHU) devenu depuis l’année dernière Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature (MEPN) ?, au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) ? et au Ministère de la Santé Publique ? Sinon, pourquoi ce silence assourdissant ?

On a comme l’impression que toutes les Institutions de la République sont toutes complices, surtout l’Assemblée Nationale qui depuis, a promis d’interpeller le gouvernement et qui, elle aussi, adopte la même attitude en couvant des œufs pourris par la chaleur des dollars américains comme font nos cadres. Nous sommes conscients aujourd’hui que la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et l’UEMOA n’ont jamais voulu de la souveraineté alimentaire des pays pauvres. En effet, sur la question de l’accès à la terre, selon la banque mondiale, les réformes agraires / foncières doivent être des réformes assistées par le marché et par la protection des droits de propriété. Ce concept présuppose que la loi de l’offre et de la demande peut s’appliquer au problème foncier. Il s’agit là de la marchandisation de la terre et que le paysan doit donc négocier avec les grands propriétaires terriens. Cela pousse, selon la banque mondiale, le paysan à prendre des initiatives, et le force à trouver des solutions pour rendre sa terre plus productive. Reconnaissons là tout de suite qu’il s’agit de politiques macro – économiques dictées par une économie de marché qui favorise les multinationales, en ne plaçant pas réellement les paysans et leur communauté au centre du dispositif du développement national. La Banque Mondiale, ce faisant, promeut la globalisation du marché alimentaire industriel, la libéralisation des échanges, la privatisation et la promotion du génie génétique dans l’agriculture, donc des OGM. Il s’agit donc d’un complot. Nous sommes tous interpellés, que nous soyons du Sud ou du Nord. Mobilisons – nous d’avantage car pour nous, les mécanismes de la Banque Mondiale à travers les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) ne réduisent pas la pauvreté, mais favorisent plutôt les multinationales et les grands producteurs. Nous sommes également conscients des pressions des différents relais de la Banque Mondiale, et du manque de patriotisme de nos élites qui ignorent que les moyens d’existence des millions d’agriculteurs sont de ce fait en péril, en acceptant les instruments de corruption que sont entre autres, le Millénium Challenge Account (MCA) des Etats Unis (cinq milliards de dollars par an) à un groupe de pays dont le Bénin.

Décideurs politiques, chercheurs du Bénin et d’Afrique, sachez que malgré votre volonté d’aller contre les désirs des paysans de continuer à puiser dans leur patrimoine génétique agricole encore vierge, les organisations paysannes et les associations de consommateurs n’accepteront jamais les essais en champ des OGM, contre des millions de dollars US. Elles se lèveront toutes, comme un seul homme pour procéder aux arrachages des plants génétiquement modifiés où qu’ils se trouvent.

Qui jusqu’à ce jour a pu contrôler les risques liés aux OGM, la contamination, les risques liés à la consommation ? Alors contrôlons la morale de l’histoire à son début.

Vive l’agriculture paysanne ! Vive la souveraineté alimentaire ! Vive la solidarité entre les peuples ! Non à l’assujettissement des paysans !

Fait à Sè (Bénin), le 4 Janvier 2007
Ref: semences|note-60-fr

Source :  grain.org
Par Kochab
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 17 mars 2007

Les gens ordinaires sont parfois dotés d’un bon sens qui manque lamentablement aux puissants de ce monde. Il est vrai que la puissance et la possession de la force brutale sont généralement mauvaises conseillères. Ceux qui les possèdent sont généralement portés par une intolérance qui développe en eux une propension à privilégier la solution militaire pour régler leurs désaccords politiques avec les autres.

Depuis que leur mésaventure en Irak a tourné au vinaigre, Bush et Blair tentent désespérément d’expliquer au monde les dangers qu’il court du fait de l’extrémisme religieux et que, par conséquent, on doit les soutenir dans la bataille titanesque qui oppose les " forces de progrès " occidentales aux " forces intégristes " du Monde arabo-musulman.

L’enquête intéressante menée par la BBC dans plus de cinquante pays montre que pour la majorité des gens ordinaires, les conflits qui déchirent la planète s’expliquent par des raisons politiques et non religieuses. Plus clairement, l’extrémisme religieux qui se développe dangereusement dans le Monde arabo-musulman est en train d’exploiter méthodiquement les contentieux politiques qui opposent les Etats-Unis et Israël d’une part, et plusieurs pays arabes et musulmans d’autre part, pour faire avancer son programme religieux. Bush répète, chaque fois qu’il en trouve l’occasion, que l’objectif des intégristes est de bâtir " un Etat islamique qui s’étendrait du Maroc à l’Indonésie ". Cela relève évidemment du fantasme auquel personne, y compris Bush lui-même et les intégristes les plus fous, ne croit. Mais si Bush se réfère de temps à autre à cette lubie, c’est pour des raisons de consommation interne. L’idée pour lui est de titiller le gène de la peur de ses concitoyens pour détourner leur attention du désastre irakien et les amener à le soutenir dans sa " croisade " contre les mouvements qu’il qualifie de " terroristes " et contre des pays arabes et musulmans tels que l’Irak et l’Iran. En vain, puisque plus de 80% des Américains ne le croient plus.

Il est intéressant de se demander ici qui a créé, soutenu financièrement et militairement les intégristes que Bush et Blair présentent aujourd’hui comme le plus grand danger qui guette le monde ? Qui a transformé l’Irak de pays stable et de véritable rempart contre l’intégrisme en une immense usine à kamikazes ? Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avec, évidemment, la complicité d’Israël.

Dans les années 1980, Ben Laden était le chouchou des Américains. Il a servi, volontairement et avec zèle, les intérêts stratégiques des Etats-Unis, engagés alors dans la guerre froide contre ce que Ronald Reagan appelait l’ " empire du mal ". Ce qui avait précipité la chute de l’Union soviétique, c’était l’armement que la CIA fournissait généreusement à Ousama Ben Laden et à Gulbuddine Hekmatyar, les deux principaux lieutenants au service de la stratégie américaine en Afghanistan.

Si les alliés intégristes de l’Amérique pendant la guerre froide se sont retournés contre elle, c’est parce que les politiciens américains, une fois l’empire soviétique disparu, leur ont tourné le dos et continué à défendre inconditionnellement Israël et à mépriser les intérêts arabes les plus légitimes. Et c’est dans ce sens que l’on peut dire les Etats-Unis sont loin d’être les victimes innocentes des attaques terroristes du 11 septembre 2001, mais que leur politique dangereusement et systématiquement pro-israélienne et anti-arabe a contribué de manière déterminante dans le déclenchement de ces attaques. Certains, en Amérique et en Europe, soutiennent même que ces attaques ont été préparées et perpétrées par des forces obscures et occultes aux Etats-Unis et en Israël pour fournir le prétexte à un déchaînement de l’armée américaine contre les Arabes et les Musulmans. Mais ceci est une autre histoire.

Durant  de longues décennies et jusqu’au 11 septembre 2001, la Grande-Bretagne a suivi une politique d’accueil des islamistes et des intégristes sur son territoire au nom des principes de démocratie, de  liberté d’expression et du droit d’asile. Les politiciens britanniques ont longtemps fait la sourde oreille aux interpellations et protestations des pays arabes qui voyaient leurs oppositions islamistes bien traitées et bien accueillies à Londres. Il a fallu les attaques du 11 septembre 2001 et celles du 7 juillet 2005 qui ont visé le métro londonien pour que le gouvernement britannique change de politique.

Mais Israël demeure le principal facteur de déferlement de l’intégrisme islamiste dans le Monde arabo-musulman. D’abord, il a lui-même créé et soutenu l’intégrisme dans les territoires occupés pour contrebalancer le nationalisme laïc palestinien représenté par les principales formations qui constituent l’OLP (le Fatah de Yasser Arafat, le FPLP de Georges Habache et le FDLP de Nayef Hawatmeh). Ensuite, en engendrant depuis quarante ans tous les abus possibles et imaginables, la politique israélienne d’occupation des terres palestiniennes a grandement facilité la tâche des mouvements intégristes en matière d’embrigadement et de recrutement dans les rangs de la jeunesse.

Il est clair dès lors que Bush, Blair et Olmert sont très mal placés pour crier au loup et mettre en garde le monde contre les dangers intégristes. Leurs pays sont pour beaucoup dans l’extraordinaire développement de la violence dans le monde d’aujourd’hui. L’intégrisme n’est pas une donnée intrinsèque de la culture arabo-musulmane, comme tentent de le faire accréditer les milieux néoconservateurs et sionistes, eux-mêmes alliés des intégristes chrétiens aux Etats-Unis, sans lesquels le monde n’aurait jamais entendu parler de George W. Bush.

Ce sont ces intégristes chrétiens qui ont porté Bush au pouvoir et ce sont eux qui influencent sa politique au Moyen-Orient, et principalement en Irak et en Palestine. Ce sont eux qui encouragent Israël à occuper toujours plus de terres palestiniennes, car dans leurs folles fantaisies, " le retour du messie " qu’ils attendent impatiemment dépend du "rétablissement du Royaume d’Israël " sur toute la Palestine.

Le président américain est influencé par cette pensée singulière des évangélistes intégristes. En 1998, il était l’invité d’Ariel Sharon qui lui a fait visiter en hélicoptère les territoires occupés, lui expliquant " l’importance de Judée-Samarie (Cisjordanie) pour la sécurité d’Israël ". Selon des journalistes présents, Bush n’a pu s’empêcher de verser quelques larmes tellement il était " ému par la vulnérabilité d’Israël ". Beaucoup de commentateurs américains attribuent le soutien inconditionnel de Bush à Israël au voyage qu’il avait effectué dans ce pays en 1998.

Depuis qu’il est président, Bush a toujours agi vis-à-vis du problème israélo-palestinien avec mauvaise foi. Il a certes parlé de la nécessité de créer un Etat palestinien, et il a envoyé sa secrétaire d’Etat neuf fois au Moyen-Orient en deux ans ! Mais tout ça c’est de la poudre aux yeux. Il s’agit d’une politique qui vise à donner l’impression que les Etats-Unis sont actifs dans la recherche d’une solution, mais au fond, ils font tout pour empêcher l’émergence de le moindre solution. C’est comme quelqu’un qui trottine sur place pour faire croire qu’il est en train de courir. Pourquoi ? Parce que les intégristes chrétiens, très influents aux Etats-Unis, ne veulent pas entendre parler de solution de peur que cela ne retarde " le retour du messie ".

Contrairement à ce que soutiennent Bush et Blair, le véritable danger qui guette le monde ne vient pas de l’intégrisme islamique, mais de l’intégrisme actif des évangélistes américains qui tiennent le haut du pavé à Washington, influencent les décisions et utilisent l’armée la plus puissante du monde pour les appliquer. Cette politique intégriste est en train de causer des désastres en série, dont l’Irak, l’Afghanistan et peut-être demain l’Iran, ne sont pas les moindres.


Source : Réalités Online (Tunis)
Par Kochab
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 26 mars 2007
LES ATTENTATS ET LES ASSASSINATS SONT L’ŒUVRE DES MILICES LIEES AUX MINISTRES

Yasmine Yawad
Riet Dhont
14-03-2007

Yasmine  Yawad a quitté sa patrie en 1979 pour s’installer en Angleterre, où  elle a étudié la sociologie. A l’époque, elle avait déjà suivi en Irak  une formation en sciences politiques et sociales. Deux ans plus tard,  éclatait la guerre entre l’Iran et l’Irak. Yasmine est donc restée en  Europe. Mariée et mère de deux enfants, elle travaille comme sociologue  aux Pays-Bas, mais n’a pas oublié l’Irak.
Lorsqu’elle entend dire qu’une guerre civile et de religion sévit dans son pays, elle s’indigne. Yasmine Yawad, sociologue   irakienne, nous raconte l’incroyable.

L’Irak n’est-il pas en train de s’enfoncer dans une guerre civile de plus en plus violente ?
Yasmine Yawad. Pure idiotie. Le conflit en Irak n’est ni un conflit religieux, ni un  conflit ethnique. C’est d’une guerre politique qu’il est question, une  guerre entre les fractions politiques qui forment le gouvernement.  Avant l’occupation américaine, en 2003, les sunnites, les chiites et  les kurdes vivaient dans les mêmes quartiers. Il est vrai que les  chiites et les sunnites ont des rituels religieux différents, mais  jamais des musulmans ne se massacreraient entre eux.
Ce  sont les milices, formées autour des différents membres du  gouvernement, qui commettent tous ces meurtres et attentats. Elles  sèment la terreur dans les quartiers, lancent des bombes dans les  mosquées, sur les marchés, kidnappent et assassinent les gens en rue.  Au ministère de l’Éducation, 150 étudiants ont été enlevés par des  milices qui portaient des uniformes de la police. Les ravisseurs sont  partis par le ministère de l’Intérieur. Cela s’est produit à deux  heures de l’après-midi, en plein jour ! Plusieurs d’entre eux ont été  retrouvés en rue, tués d’une balle dans la tête... Un de mes amis en  faisait partie.

D’où viennent ces milices ?
Yasmine Yawad. Il existe 33 milices en Irak. Elles sont formées autour des ministres  du gouvernement irakien. Avant 2003, Paul Bremer, représentant des  États-Unis pour l’Irak, s’était entretenu avec tous les groupes opposés  à Saddam Hussein. Ils se sont regroupés avec un même objectif : écarter  le président pour pouvoir diviser l’Irak en trois, sur base ethnique.  Mais tous ces groupes, et leur ministre respectif, luttent également  entre eux pour défendre leurs propres intérêts pétroliers.
Les  dirigeants du pays recrutent les membres de leurs milices parmi la  population, dont 70 % est sans emploi. Des gens que l’on peut donc  acheter facilement pour semer la terreur. Ils utilisent les uniformes  de la police, les voitures du gouvernement, ils sont masqués, personne  ne sait qui ils sont... Nous avons vécu en Irak des milliers d’années  sans la moindre guerre civile ou sectaire. Ce sont les Américains qui  ont amené la guerre chez nous.

Vous parlez aussi de mercenaires terroristes...
Yasmine Yawad. Avant l’occupation, les États-Unis ont entraîné 9 000 Irakiens en  Hongrie. Personne ne sait où ils opèrent à présent. Ce que l’on sait,  c’est qu’ils participent aux actes terroristes en Irak. Le Royaume-Uni  et les USA possèdent ensemble près de 100 000 mercenaires grassement  payés, qui font partie des services de sécurité. Ils gagnent jusqu’à  mille dollars par jour et ne peuvent pas être poursuivis en Irak.
Leur rôle consiste à protéger le pétrole, les frontières avec l’Iran et protéger Israël. Ce sont ces special security forces ,  protégées par le ministère de l’Intérieur, qui sont responsables des  crimes les plus sectaires. Ces troupes sont formées, entraînées, armées  et soutenues par Washington, qui a débloqué à cet effet quelque trois  milliards de dollars en 2004. Il y a en outre les 150 000 soldats  américains en Irak. Ont-ils apporté la démocratie ? Loin de là, 650 000  Irakiens ont été tués depuis le début de l’occupation.

Comment procèdent ces milices ?
Yasmine Yawad. Prenez l’exemple de mon cousin de 48 ans, père de 5 enfants. Un jour il  a pris sa voiture pour aller faire le plein et n’est jamais revenu, ils  l’ont kidnappé à la station-service. Un mois plus tard, nous avons vu  une photo de son cadavre sur internet. Les hôpitaux diffusent les  photos des morts que les familles n’ont pas réclamés. On les enterre  dans des fosses communes. Dans les rues gisent les corps sans vie de  gens assassinés par les escadrons de la mort. Les meilleurs amis de mon  père ont eux aussi été kidnappés. Ils appartenaient au Baas [le parti de Saddam Hussein] .  Les milices possèdent la liste des membres de ce parti et leur envoient  des lettres de menace, que s’ils ne fuient pas, ils seront tués .

Les écoles et les universités semblent également être des cibles de prédilection...
Yasmine Yawad. Ces derniers jours, de nombreux attentats ont été perpétrés contre des  écoles et des universités. Au total, 275 universitaires ont été tués.  Et 194 journalistes irakiens. L’objectif est de priver le pays de ses  intellectuels et érudits. On veut vider l’Irak, tout comme on l’a fait  avec la Palestine  en 1948, pour y mettre des groupes proaméricains. C’est pourquoi de  véritables escadrons de la mort y sévissent à l’instar des escadrons de  la mort au Salvador et en Colombie.
Face à la terreur, la  torture, les pires atrocités, les Irakiens fuient le pays. Ces trois  derniers mois, 60 femmes dont les époux sont en prison ont été violées.  Plus de deux millions d’Irakiens vivent à l’étranger, dont 1,5 million  en Syrie. Mais on n’explique pas tout cela dans les médias, on se  contente de parler d’attentats, de bombes, on fait croire au public que  ce sont des " actes de rébellion contre les USA ". C’est absurde.

Pour vous, il y a une nette différence entre ces milices et les groupes qui s’opposent à l’occupation ?
Yasmine Yawad. La population s’insurge contre les troupes américaines. On dénombre une  centaine d’attentats perpétrés chaque jour contre ces troupes. Toutes  les catégories de la population participent à cette opposition :  chiites, sunnites, kurdes, membres du Baas. Le nombre de soldats  américains tués dépasse de loin les 2 000. Blair a annoncé vouloir  retirer 1 500 soldats. En réalité, ce sont 1 500 soldats chassés par la  population et l’opposition à Bassorah [seconde ville du pays, dans le sud] et qui, à présent, attendent à l’aéroport. Les membres de l’opposition  sont qualifiés de " terroristes ". Ils sont poursuivis, emprisonnés et  exécutés.

La peine de mort est-elle de retour ?
Yasmine Yawad. La  peine de mort a été abolie par les autorités d’occupation américaines  après le renversement du régime de Saddam Hussein. En août 2004, le  gouvernement de transition irakien l’a réintroduite pour punir les  meurtres, enlèvements et menaces contre la sécurité nationale.
En  2006, 235 personnes ont été condamnées à mort, 65 ont déjà été  exécutées. Plus de 6 000 personnes ont été condamnées à la prison à  vie. Malgré cela, l’opposition continue de s’organiser, même à  l’étranger, à Amman, en Syrie. Les temps s’annoncent durs pour Bush.  Son nouveau plan – envoyer encore 20 000 soldats – a vraiment intérêt à  fonctionner d’ici six mois, sinon l’Irak deviendra effectivement le  Vietnam du 21e siècle.

Origine : http://www.ptb.be/scripts/article.phtml?lang=1&obid=34022/

Source : Tunistri.net
Par Kochab
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Verbatim

La planète peut accueillir tous les êtres humains mais non toutes leurs convoitises. (Gandhi)

Le pouvoir est devenu le passage obligé de ceux qui, à tout prix veulent acquérir des richesses faciles. (
Félix Ngoussou - Tchadforum)

Nous n’avons pas besoin de la France car nous avons maintenant des amis comme les Etats-Unis." (
Abdelaziz Bouteflika)

[Sarkozy] est encore perdu quelque part au milieu de l’atlantisme. (Jean-Philippe Immarigeon - Sarko L'Américain)

L’âge de pierre ne s’est pas terminé par manque de pierre ; l’âge du pétrole ne se terminera pas par manque de pétrole. (Cheikh Ahmed Zaki Yamani, ancien ministre du Pétrole en Arabie Saoudite.)

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus