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Economie

Mardi 6 mars 2007
MOSCOU, 6 mars - RIA Novosti. Si la politique économique actuelle se poursuit dans les prochaines années, la Russie n'aura aucune chance d'éviter le krach, même si le prix du pétrole reste stable. Selon Egor Gaïdar, directeur de l'Institut de l'économie de la période de transition, "la politique économique actuelle du pays est appliquée en se fondant sur des objectifs fixés pour deux à trois ans, comme si la vie pouvait s'arrêter ensuite". Cela se produit dans le contexte d'une baisse générale de l'efficacité de l'économie: l'Etat continue à s'emparer méthodiquement de nouveaux actifs qu'il ne sait pas gérer.

"Il est impossible de ne pas constater qu'au fur et à mesure de la renationalisation des actifs du secteur des matières premières le rythme de l'exploitation de nouveaux gisements baisse et prend de plus en plus de retard sur l'accroissement du PIB. Selon les estimations les plus optimistes, compte tenu de l'épuisement des ressources minérales, l'extraction du pétrole commencera à baisser dès les années 2020, celle du gaz, dans les années 2030. Par conséquent, nous avons deux tendances parallèles: d'une part, une diminution graduelle de la source (principale, ndlr.) de revenus, de l'autre, un accroissement constant des engagements sociaux", affirme Egor Gaïdar.

A la question du quotidien Novye Izvestia de savoir combien de temps la Russie pourrait tenir en appliquant cette politique économique, Egor Gaïdar a répondu: selon le pronostic inertiel qui ne tient pas compte de l'éventualité de cataclysmes et d'une chute des prix du pétrole, les ressources suffiront jusqu'à 2015. Selon l'économiste, pour sortir de la crise, il faut réaliser des réformes substantielles, entre autres, privatiser les monopoles publics et former une caisse de retraite sur la base du fonds de stabilisation. "Nombreux sont ceux qui jugent nécessaire de dépenser le fonds de stabilisation pour les projets d'investissement. Même en Suède où l'indice de la corruption est très bas, la société ne confie pas cette tâche aux fonctionnaires. Je ne ferais pas non plus confiance à nos fonctionnaires. En ce qui concerne le montant du fonds de stabilisation, il constitue chez nous 9,9% du PIB, contre 100% en Suède. En investissant cet argent dans des titres liquides étrangers, les Suédois reçoivent leurs 4% par an et nourrissent ainsi leurs retraités. Nous devrions faire de même".

Evgueni Iassine, directeur scientifique du Haut Collège d'économie, critique encore plus âprement les tendances actuelles de l'économie russe. D'après lui, en faisant des pronostics pour l'avenir, il faut tenir compte non seulement des indices purement financiers, mais aussi de l'état de la production. "Le secteur industriel a besoin d'une modernisation urgente de grande envergure. Il est notoire que 40% des équipements de l'industrie de transformation sont constitués de technologies d'avant-hier", a indiqué l'expert.

Alexandre Radyguine, expert de l'Institut de l'économie de la période de transition, a également cité, parmi les problèmes principaux, l'inertie de la législation (les lois les plus importantes, si elles sont adoptées, apparaissent trop tard), les doubles standards (ce qui est permis à Sibneft est interdit à Ioukos), la corruption totale et l'inefficacité du système judiciaire. Comme l'a déclaré Alexandre Radyguine aux Novye Izvestia, cette politique économique se poursuivra probablement pendant 2 à 3 ans. Personne ne sait ce qui adviendra ensuite.

RIA Novosti décline toute responsabilité quant au contenu des articles tirés de la presse.
Source :RIA Novosti
Par Kochab
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Mercredi 7 mars 2007
Le 27 février, un orage financier éclatait dans les îles Caïman, l'épicentre de tels phénomènes. Depuis une trentaine d'années, ce territoire britannique d'outre-mer a vécu une véritable explosion des hedge funds, et donc d'une activité fiévreuse autour des produits dérivés, du carry trade en yens et des manipulations financières. Sous l'effet de la hausse des taux directeurs japonais, de la chute du marché hypothécaire sub-prime aux Etats-Unis et de la frénésie spéculative, plus de 1000 milliards de dollars de valeurs nominales ont été éliminées en une seule journée.

Pour Lyndon LaRouche, il ne s'agit pas encore de la " phase terminale " de l'effondrement, mais d'un point de rupture, et les convulsions sur les marchés risquent de dépasser largement celles provoquées par LCTM en 1998. Les marchés sont en pleine désintégration, selon LaRouche.

Sam DeRose-Farag, directeur du hedge fund Ore Hill Partners, ne croyait sans doute pas si bien dire en déclarant devant une conférence d'investisseurs à New York, le 23 février, que par rapport à la récession à venir, " la grande dépression ressemblerait à une promenade de santé ".

CRISE SUR LE MARCHÉ DES PRODUITS DÉRIVÉS DE CRÉDIT


Comme Lyndon LaRouche l'a fait remarquer le 28 février, le marché des instruments dérivés de crédit, qui représente environ 30 000 milliards de dollars américains, reflète bien l'état de désintégration des marchés financiers mondiaux, tandis que les fonds spéculatifs (hedge funds) et les banques qui dominent ce marché subissent de lourdes pertes.

Entre le 27 février et le 2 mars, le volume des échanges sur les indices de swap sur défaillance sur les marchés européens aurait atteint le niveau sans précédent de 200 à 300 milliards de dollars, soit " trois fois le volume hebdomadaire moyen ", a déclaré Marcus Schueler, de la Deutsche Bank. Le volume sur les marchés américains de CDO (collateralised debt obligations) serait encore plus important. De ce fait, les banques et hedge funds ont essuyé d'énormes pertes, surtout pour ce qui concerne les indices de produits dérivés basés sur des obligations poubelle. Tout le monde a fait les mêmes paris : " Certains ont perdu leurs gains de toute l'année dans la seule journée du mardi [27 février] ", déclara Schueler. Les chutes les plus spectaculaires ont été enregistrées sur le iTraxx Crossover, l'indice des obligations d'entreprise à risque, qui ne sont pourtant pas du niveau poubelle. Là, pour assurer 10 millions d'euros de dettes contre un éventuel défaut de paiement, le coût est passé de 169 000 à 240 000 euros entre le 1er et le 2 mars. Cela reflète la débâcle du carry trade en yens, qui va continuer à un rythme accéléré.

Le 2 mars, Bloomberg a fait savoir que les courtiers de Goldman Sachs, Merrill Lynch et Morgan Stanley évaluent le crédit de leurs propres sociétés à seulement un ou deux crans au-dessus du niveau " poubelle " ! Ils estiment qu'en raison de leurs produits dérivés de risque-crédit, la notation " officielle " des sociétés est trop élevée de cinq points. Goldman et Merrill dominent le marché des instruments dérivés sur crédit, et tous trois sont d'importants garants d'hypothèques. Merrill Lynch a vu deux de ses prêteurs hypothécaires faire faillite et il a dû en renflouer un troisième, First Franklin Financial Corp., à hauteur de 1,3 milliards de dollars.

Par ailleurs, la Securities and Exchange Commission (commission de contrôle boursière aux Etats-Unis) a lancé des poursuites civiles et pénales pour délits d'initié " éhontés " et " flagrants " sur des actions et des acquisitions à effet de levier, ce avec la participation ou la complicité de mandataires des banques. Ainsi, le 1er mars, la SEC accusait de délit d'initié treize responsables des banques UBS, Bear Stearns et Morgan Stanley, et des hedge funds Chelsey Capital, Jasper Capital, et Lyford Cay Capital. Il semblerait que les responsables bancaires qui fournissaient les informations confidentielles, soit aient personnellement investi dans les fonds en question, soit qu'ils en percevaient des honoraires.

Concernant l'acquisition de la société texane d'électricité TXU, annoncée le 26 février seulement, la SEC a fait savoir le 3 mars qu'elle enquête sur des délits d'initié " hautement rentables et douteux ". Peu avant l'annonce de la SEC, un juge fédéral de Chicago avait gelé les avoirs de certains acheteurs d'actions TXU. Les fonds impliqués n'ont pas encore été identifiés parce qu'ils se servaient d'entreprises de courtage étrangères pour acheter les actions.

Ces poursuites de la SEC reflètent les pressions exercées par la commission Judiciaire du Sénat, en particulier par son ancien président, le républicain Arlen Specter et par son nouveau, le démocrate Patrick Leahy. Lors d'une audition, ils ont vertement critiqué la directrice Linda Chatman Thomson pour avoir renoncé à s'attaquer au problème de la collusion entre banques et hedge funds en matière de délit d'initié. Deux études récentes montrent que l'annonce d'une acquisition d'entreprise est presque toujours précédée d'une augmentation des actions de la société ciblée, due à l'achat d'actions par des fonds.

Mercredi 07 Mars 2007
Solidarité et progrès

Par Kochab
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Lundi 12 mars 2007

2007-03-12 13:18:42 

La Chine est opposée à la hausse de 27,5% des tarifs douaniers sur les produits chinois importés, hausse qui a été proposée par des législateurs américains, a déclaré lundi à Beijing le ministre chinois du Commerce Bo Xilai, ajoutant qu'une telle hausse serait destructrice de la santé du commerce bilatéral.

"Si cette mesure était appliquée, ce serait plus que du protectionisme et deviendrait de l'hégémonisme", a souligné le ministre chinois, lors d'une conférence de presse tenue en marge de la session annuelle de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois).

L'excédent commercial de la Chine vis-à-vis des Etat-Unis a dépassé 140 milliards de dollars en 2006.
Des législateurs américains ont proposé une augmentation de 27,5% des tarifs sur toutes les marchandises chinoises et ont suggéré l'annulation de la clause de la nation la plus favorisée pour la Chine, à moins que la Chine ne fasse des réformes et des changements majeurs sur ses politiques des changes.

Cependant, le ministre a indiqué que ces propositions étaient en violation avec les accords de l'OMC (Organisation mondiale du Commerce), tant que dans le commerce bilatéral, "la Chine détenait l'excédent et les Etats-Unis les profits".

"Les commerçants américains sont sages et nous n'avons pas de raison d'être suspicieux. Ils ne commerceront pas avec la Chine s'ils n'obtiennent pas de profits," a estimé M. Bo.

Source : Radio Chine International
Par Kochab
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Jeudi 15 mars 2007
BIT en ligne – N° 6 – Vendredi 9 mars 2007


Selon une nouvelle étude du BIT */, la croissance économique s’est accélérée dans le centre et le sud-est de l’Europe depuis l’an 2000 mais elle ne s’est pas traduite par suffisamment de créations d’emplois. Paradoxalement, ce contexte économique favorable a également coïncidé avec une relative aggravation du chômage des jeunes et un recul de la protection sur le lieu de travail. L’étude affirme qu’une approche qui combinerait flexibilité et sécurité serait la plus pertinente pour la région et suggère d’adopter des réformes appropriées des politiques économique, sociale et relative au marché du travail. BIT en ligne s’est entretenu avec les coauteurs de l’ouvrage, Sandrine Cazes et Alena Nesporova.

BIT en ligne: Les pays d’Europe Centrale et du Sud-Est ont connu de grands changements depuis la fin des années 90...

Alena Nesporova: Les marchés du travail de ces pays sont passés d’un difficile processus de transition dans les années 90, caractérisé par des destructions d’emplois en masse et des créations d’emplois en nombre limité, à une phase de stabilisation et de libéralisation au début des années 2000. Contrairement aux années 90, les modèles de marchés du travail dans les nouveaux et les anciens pays membres de l’Union européenne sont aujourd’hui en train de converger. La fréquence des formes flexibles d’emploi, en particulier les contrats à durée déterminée, augmente. La législation relative à la protection de l’emploi a été assouplie afin de se rapprocher de la moyenne de l’OCDE, alors même que la protection des travailleurs via la négociation collective s’affaiblissait en raison d’un taux de syndicalisation en déclin et du recul de la couverture par les conventions collectives. Néanmoins, ce moindre niveau de sécurité de l’emploi a été partiellement contrebalancé par une hausse de la sécurité du travail et des revenus grâce à un meilleur accès à la médiation, à la formation et à d’autres programmes promouvant le reclassement des travailleurs licenciés et un allongement de l’indemnisation des chômeurs.

BIT en ligne: La croissance économique ne s’est-elle pas accélérée dans la région, s’accompagnant d’un recul du chômage?

Sandrine Cazes: C’est vrai, mais l’emploi n’a augmenté, modestement, que dans cinq des pays d’Europe Centrale et du Sud-Est; c’est pourquoi on peut parler d’une "croissance sans emploi" pour l’ensemble de la région. Les niveaux d’emploi restent inférieurs à celui des anciens pays membres de l’UE. Le recul du chômage a continué d’alimenter l’inactivité plutôt que l’emploi. Autre facteur important de réduction de l’impact du chômage, les migrations de main-d’œuvre qui se sont accélérées depuis l’élargissement de l’UE en 2004. Jusque très récemment, la situation la plus préoccupante était celle de la Pologne, où le taux de chômage atteignait presque 20 pour cent en 2002-03 malgré de bonnes performances économiques. En Pologne, l’emploi a diminué jusqu’en 2004 et est reparti à la hausse en 2005. Les deux dernières années ont finalement enregistré un recul significatif du chômage mais avec une émigration qui pourrait concerner plus d’un million de Polonais si ce n’est plus.

BIT en ligne: Existe-t-il une tendance générale à la stabilisation des marchés du travail dans la région?

Alena Nesporova: La stabilisation des marchés du travail est confirmée par une diminution de la rotation de la main-d’œuvre depuis 2000 dans tous les pays pour lesquels nous disposons de données et par un léger allongement de l’ancienneté moyenne dans l’emploi. Si l’on observe plus précisément cette ancienneté dans l’emploi, on constate une tendance vers une plus forte segmentation du marché du travail – une plus grande proportion de travailleurs reste moins d’un an ou bien plus de 10 ans chez le même employeur. Dans le premier groupe, on trouve principalement de jeunes travailleurs, hautement qualifiés, titulaires de contrats à plein temps et à durée indéterminée, et dans le second groupe des travailleurs, jeunes ou plus âgés, bien moins qualifiés, prisonniers d’emplois temporaires.

BIT en ligne: Quelle catégorie de travailleurs rencontre le plus de difficultés à entrer ou revenir sur le marché du travail?

Alena Nesporova: Les jeunes, les travailleurs âgés, les minorités ethniques, les travailleurs peu qualifiés, les femmes revenant de congés de maternité et les personnes connaissant des problèmes de santé. Ils sont nombreux à dépendre de modèles sociaux de moins en moins généreux, et certains d’entre eux sont aussi contraints de travailler au noir pour joindre les deux bouts.

BIT en ligne: Qu’en est-il de la situation des travailleuses dans la région?

Sandrine Cazes: En termes de participation au marché du travail (personne ayant un emploi ou à la recherche d’un emploi) et de taux d’emploi (personne ayant un emploi), les disparités entre les sexes perdurent dans la région. Si ces disparités ont légèrement tendance à diminuer pour ce qui est de la participation, l’écart se creuse s’agissant des taux d’emploi depuis 2000. Quant au chômage, la situation s’est également plus améliorée pour les hommes que pour les femmes. En termes d’emploi, les hommes ont donc bénéficié un peu plus que les femmes de la croissance économique.

BIT en ligne: Qu’en est-il des salaires?

Alena Nesporova: De nombreux pays ont essayé de renforcer l’attractivité du travail en augmentant le salaire minimum par rapport aux indemnités de chômage et aux minima sociaux. La protection des revenus contre les risques d’insolvabilité et de faillite des entreprises a été assurée avec l’établissement d’une garantie des salaires dans de plus en plus de pays de la région.

BIT en ligne: Qu’impliquent vos conclusions pour les politiques économiques et sociales en Europe Centrale et du Sud-Est?

Sandrine Cazes: S’attaquer à la croissance sans emploi est le défi le plus important pour les politiques de l’emploi dans la région. Il appartient au gouvernement, aux partenaires sociaux et aux représentants des groupes sociaux vulnérables et des chômeurs de déterminer le développement de leur pays en matière sociale et d’emploi. Par le dialogue, ils doivent décider si le pays va modeler sa politique économique et sociale en fonction de la stratégie de Lisbonne de l’Union européenne et de l’Agenda de l’OIT pour le travail décent pour atteindre un triple objectif de plein emploi décent, de meilleure productivité du travail, de cohésion et d’intégration sociales, ou s’il va rester principalement gouverné par des objectifs purement économiques.

Cet ouvrage montre comment on peut y parvenir grâce à une approche de "flexicurité", qui combine un marché du travail plus flexible stimulant la création de nouveaux emplois, plus productifs, et la protection contre le basculement dans le chômage de longue durée et la pauvreté. Approche qui répond au dilemme: comment maintenir ou améliorer la compétitivité tout en utilisant pleinement le potentiel de la politique sociale comme facteur de productivité. Cependant, il n’existe pas de modèle unique de flexicurité, et différentes combinaisons de flexibilité et de sécurité sont à la disposition des employeurs et des travailleurs dans des contextes nationaux différents. Bien que l’équilibre puisse être délicat à obtenir, la poursuite d’une stratégie gagnante autant pour les employeurs que pour les travailleurs est au cœur de ce concept.

__________

*/     Sandrine Cazes, Alena Nesporova (eds.), Flexicurité: Une approche pertinente pour l’Europe Centrale et du Sud-Est, Bureau international du Travail, Genève, 2007.
 
Source : Lettre d'information du Bureau International du Travail

Par Kochab
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Lundi 19 mars 2007
LE LUANDA ANNULE SES NÉGOCIATIONS AVEC FMI CAR SON “ÉCONOMIE EST EN CROISSANCE CONSTANTE”

Ayant réalisé “avec succès un programme interne de stabilisation macro-économique qu’il entend poursuivre sans être sujet à des conditions restrictives”, le gouvernement de Luanda a décidé d’abandonner les négociations avec le Fonds monétaire international (Fmi). Le ministre des Finances José Pedro de Morais a rappelé que l’économie angolaise a connu une croissance moyenne de 13% au cours de ses trois dernières années tandis que l’inflation a “drastiquement” diminué. Par conséquent, l’exécutif a annulé les missions de l’organisme international prévues dans le pays. Le responsable du FMI pour le continent africain, Abdoulaye Bio-Tchané, a demandé qu’en mai prochain quelques experts puissent quand même s’y rendre en mission afin d’élaborer un rapport et quelques notes confidentielles. Les relations entre l’Angola et le FMI sont depuis 12 ans à l’enseigne de la tension et la controverse: l’organisme financier international a toujours exprimé des doutes sur l’habitude de Luanda de contracter des prêts avec Pékin en échange de pétrole. Il y a 5 ans, à la fin de la guerre civile ayant duré près de 30 ans, l’Angola est entrée dans une nouvelle phase de croissance économique – avec un taux de croissance de 20,6% en 2005 – grâce à ses minières de diamants, mais surtout à ses ressources pétrolières qui en font aujourd’hui le deuxième pays exportateur du continent africain, avec une production de 1,4 millions de barils par jour. D’ailleurs, depuis le 1er janvier, l’Angola est le 12ème membre de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep). Malgré ces nouvelles opportunités, l’ex-colonie portugaise est encore embourbée dans une situation de sous-développement et d’écart toujours plus important entre riches et pauvres. D’après les dernières estimations du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), deux tiers des 16 millions d’Angolais vivent avec moins de 2 dollars par jour et 4 millions avec moins d’un dollar. [ VV ]

Source : Minsa
Par Kochab
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Verbatim

La planète peut accueillir tous les êtres humains mais non toutes leurs convoitises. (Gandhi)

Le pouvoir est devenu le passage obligé de ceux qui, à tout prix veulent acquérir des richesses faciles. (
Félix Ngoussou - Tchadforum)

Nous n’avons pas besoin de la France car nous avons maintenant des amis comme les Etats-Unis." (
Abdelaziz Bouteflika)

[Sarkozy] est encore perdu quelque part au milieu de l’atlantisme. (Jean-Philippe Immarigeon - Sarko L'Américain)

L’âge de pierre ne s’est pas terminé par manque de pierre ; l’âge du pétrole ne se terminera pas par manque de pétrole. (Cheikh Ahmed Zaki Yamani, ancien ministre du Pétrole en Arabie Saoudite.)

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